8 mai 2013

Voyage en Corse - Part6 - Le convoyage retour du JL

Une semaine après notre départ de St Cyr pour la Corse avec les Alcyons, me revoilà dans un avion de ligne pour le convoyage retour du Juliet Lima d'Ajaccio vers Paris.

Ce matin à Orly, le temps n'est guère clément et je prie pour que les fronts pluvieux soit déjà passés lorsque je serai de retour, ce soir, dans la zone.


Au milieu de la France, vers le Nord des Alpes, le ciel se découvre et du Cavok est annoncé jusqu'en Corse. Déjà, cela me rassure, on pourra être de retour sur la métropole et faire la traversée maritime avec Julien de façon plutôt sereine.

A l'arrivée d'Ajaccio, l'A320 prend l'approche par le col pour la piste 20, via NWA, comme moi quelques jours plus tôt ;o)


Posé au sol, je fonce vers l'Aéroclub de Corse, où Julien m'attend, avec d'autres membres du club, pour boire un café en terrasse, au soleil. Quel contraste avec ce matin ! Il fait au moins 15° de plus ici !

Et nous prenons les airs, pour une journée quasi-entière de vol... Nous parviendrons à rentrer à St Cyr en trois étapes :
- vol 1 (Julien) : Ajaccio (LFKJ) à Aix les Milles (LFMA) - 2h20
- vol 2 (Franck) : Aix les Milles (LFMA) - Dijon Darois (LFGI) - 2h20
- vol 3 (Franck) : Dijon Darois (LFGI) - St Cyr l'Ecole (LFPZ) - 1h45
Inutile de dire qu'à l'arrivée, après 4h de pilotage, je serai lessivé !


La traversée vers le continent se fera dans d'excellentes conditions (bravo Julien !), tant en termes de météo que de stabilité de l'air et de maîtrise dans le pilotage.


Cette fois-ci, nous quittons définitivement les rivages Corse à bord du Juliet-Lima, pour une directe vers OMARD.


A l'arrivée sur St-Tropez, nous avons une vue magnifique sur la baie de Port Grimaud. Puis nous prenons le transit intérieur LFTZ-VC-MC au FL65.


De là nous sommes autorisé à partir tout droit sur notre terrain de destination Aix les Milles, où nous attendent les parent Julien pour aller déjeuner. C'est trop mignon ;o)

Sur notre passage, nous survolerons le terrain du Castellet jouxtant le circuit automobile.


Puis arrivons en finale à Aix, après que le seuil de piste ait été dégagé par le train de marchandise !


Nous nous arrêtons 2 heures sur Aix pour déjeuner et faire le point sur la météo et notre stratégie pour l'après-midi.
La deuxième branche ne sera ni filmée, ni photographiée. De toute façon rien de transcendant ne s'est passé, alors ... peut-être étions nous encore groggy par ce déjeuner en terrasse à Aix !

Enfin, le retour sur St Cyr sonne un peu comme le clap de fin d'une aventure ; une sorte d'épilogue quoi !
Voici alors la vidéo de cet exercice de style particulier.


En cette fin d'histoire, je voudrais remercier de tout cœur :
- l'aéroclub des Alcyons, pour l'organisation de tels voyages
- les deux instructeurs Dominique et Benjamin, pour leur gentillesse
- les deux équipages du JL et KG : Grégory Julien Patrick Antoine, pour m'avoir supporté pendant 4 jours !
- mention spéciale à Julien pour m'avoir fait confiance pour le convoyage retour
- et ma femme et mes enfants pour le sacrifice budgétaire ...

Je vous avais promis une petite surprise, alors la voici : le bêtisier du voyage ! La vidéo n'est pas à considérer tant au niveau des images que du contenu audio ...
Ce qu'il faut savoir, pour bien comprendre la vidéo, c'est que nous étions 2 équipages :
- KG : Dominique, Greg et Patrick
- JL : Benjamin, Antoine, Julien et moi
Certains ont cherché pendant 4j pourquoi le JL avait de meilleurs performances que le KG !
Ensuite, Lumel est le nom du seul mécano de GA en Corse.
Et enfin, quand on parle de Vincent, il s'agit de Vincent Bazillio, notre modèle à tous avec son blog aéro et ses récits de voyages aux USA, pour qui nous avons un profond respect.
Vous voilà parés, alors à vos marques ... prêts ... visionnez !


A bientôt sur le blog pour de nouvelles aventures ... et merci encore à tous, ce fut formidable !

4 mai 2013

Voyage en Corse - Part5 - La tuile du dernier jour !

La fin du voyage en Corse a sonné. Ce matin, les deux équipages doivent reprendre le chemin de la Métropole pour être rentrés à St Cyr ce soir.
Or, depuis le début du voyage, nous avons constaté sur le Juliet-Lima un fonctionnement vraiment bizarre de la réchauffe-carbu. En effet, verrouillée chaud, elle refroidit le moteur ! Ce qui est vraiment gênant en cas de givrage du moteur ...

Benjamin effectuera de nombreux va-et-vient et de coups de fil entre le club, les mécaniciens de Paris et le seul mécano opérant sur la Corse, le très célèbre Jean-Stéphane Lumel. La décision est prise de ne pas faire la traversée avec cette réchauffe défectueuse et d'amener l'avion à Propriano pour y faire effectuer un diagnostic plus précis par Jean-Stéphane.


Pendant ce temps-là, ça discute sévère sur la composition des équipages pour la suite de l'aventure. Ceux qui doivent impérativement être à Paris ce soir, partent dans le Kilo-Golf ; ceux qui peuvent patienter un jour de plus, en cas de réparations, partent à Propriano dans le Juliet-Lima.


Après deux heures de discussions, le Kilo-Golf nous quitte avec à son bord, Dominique, Antoine et Grégory.


Du coup, Julien, Patrick, Benjamin et moi partons pour Propriano.


La douche froide va alors s'abattre sur nous : il va nous falloir être rapatriés par la FFA et rentrer par la ligne ce soir ! Le boitier de la réchauffe doit être commandé et livré par UPS. Autant dire que pour ce weekend du 1er mai, la pièce ne sera jamais parvenue avant mercredi prochain.

Puisque nous devons attendre 18h30 pour le prochain vol avec des places libres pour Paris, nous avons tout le temps de profiter du restaurant de la plateforme et d'admirer les vagues de parachutistes s'élançant toutes les demi-heures depuis un magnifique Pilatus PC6.


Benjamin, pour tuer le temps, s'essaye à un concours assez original : celui de se faire refuser le plus de demandes possibles en une après-midi ! Voici quelques exemples :
- il serait possible de faire un baptême de saut en parachute ; j'ai ma classe 1 de pilote ? - NON !
- il serait possible de faire du jumpseat dans ton Pilatus, j'ai mon CPL ? - NON !

Il est maintenant 15h30, les montagnes se sont découvertes, et nous improvisons un petit vol sur Corte avant de laisser l'avion à l'Aéroclub de Corse à Ajaccio.
Je ferai le dernier vol de cette série. En approchant de la verticale de l'aéroport d'Ajaccio, je me décale à droite pour m'engouffrer dans la vallée derrière, vers le col de Vizzavona (point de report NV).


Puis nous descendons dans la vallée de Corte. Nous apercevons la piste de l'aérodrome ainsi que son restaurant et sa fameuse piscine.


Comme Julien hier à Figari, j'ai également le droit à l'approche aux instruments de la piste 20 d'Ajaccio.


Sans capot, je visualise un peu mieux les cours sur la mécanique du PPL théorique. C'est très intéressant !


Et voici donc la pièce qui aura cassé, une tige de métal qui pousse une feutrine permettant à l'air de passer ou non ! Je deviens un pro de la réchauffe carbu !


L'après-midi se termine et en montant dans l'A320 d'Air France, Benjamin continue son concours :
- il serait possible de faire du jumpseat dans le cockpit, j'ai mon CPL ?
- NON, mais une prochaine fois, ce sera OK !


Arrivés à Paris, nous devons encore attendre 30 minutes au parking que la maintenance arrive... Pourquoi ? Et bien ... la passerelle est tombée en panne pendant l'approche de l'appareil !!!
Il y a des jours, je vous dis ... !

Dans le prochain post, l'ultime de ce voyage, Julien et moi reviendrons à Ajaccio pour le convoyage retour du Juliet-Lima, durant lequel je passerai ma 100ème heure de vol. Restez connectés, une surprise vous y attend ...

3 mai 2013

Voyage en Corse - Part4 - Les merveilles du Sud !

Aujourd'hui, c'est le 3ème jour de notre voyage en Corse. Après une bonne nuit, nous nous dirigeons au terrain pour de nouveaux horizons : le sud de la Corse.
On a tous hâte d'y être ; surtout Patrick qui terminera sa prévol le premier sur le Kilo-Golf.


Pendant ce temps là, sur l'aile du Juliet-Lima, Antoine refait un é-nième log de nav. Le tout, c'est de choisir la bonne branche de navigation parmi la vingtaine qui est discutée collégialement !


Prêts au point d'arrêt Alpha pour la piste 36 à Calvi, nous attendons les consignes de la tour pour l'alignement et le décollage vers Ajaccio.


Dès la montée initiale, la baie de Calvi s'offre à nous, toujours aussi magnifique.


Ce matin, nous ferons route vers LFKJ par le bord de mer, depuis les îles Sanguinaires (W) jusqu'à la ville d'Ajaccio (WA).


En arrivant sur Ajaccio, nous sommes impressionnés par la taille des ferrys alignés dans le port ! Ils sont plus hauts que nombre d'immeubles de la ville et plus longs que la plupart des rues ! En cas de panne moteur, on pourrait presque apponter dessus !


Passée la ville, nous intégrons la vent arrière piste 20 d'Ajaccio, ce qui nous procure une vue imprenable sur l'aéroport.


C'est alors au tour de Julien de prendre les manettes du Juliet-Lima pour nous guider à travers le sud de l'île de toute beauté.


Au départ d'Ajaccio, de nombreux IFR sont au départ, nous avons pour consigne de rester bien à gauche du terrain pendant notre évolution vers Sierra-Alpha, la pointe du Capu Neru.


En descendant vers le sud, le bleu des fonds marins éclate à nos yeux et magnifie nos photos ! Nous quittons Ajaccio par Sierra et procédons WF-WAF-SAF-SF pour atteindre Bonifacio.



Et là, c'est la stupéfaction ! Le rocher de Bonifacio et les falaises de craie avoisinantes nous laissent bouches-bées ! L'instant est très théâtral, nous savons que nous vivons quelque chose de magique.


A l'extrême sud de l'île, nous partons survoler les îles Lavezzi et Cavallo, puis remontons sur Porto-Vecchio.



Antoine et moi-même sommes ravis du spectacle d'aujourd'hui ! Quelle chance nous avons de vivre tout cela !


En montant au Nord, le temps se dégrade et nous choisissons, après le passage vertical de Solenzara, la base militaire, de retourner sur Figari.


Au sol à Figari, après un passage aux pompes, Benjamin part garer le DR400 entre des TBM et autres SR22 !


Ensuite, je ferai le vol de retour, ce qui n'aura pas, en soi, un grand intérêt. Néanmoins, à Calvi, avant de se présenter en vent arrière, vu qu'il nous reste un peu de temps sur la nuit aéro, nous en profitons pour survoler l'île Rousse et le golfe de Saint-Florent.

Voici les images que j'ai montées des vols d'aujourd'hui ; merci à Julien et Antoine de m'avoir aider à la capture de celles-ci.


Dans le prochain post, vous découvrirez la tuile qui nous est arrivée au dernier jour de notre voyage et qui fait que nous allons devoir interrompre notre voyage. Ne quittez pas ! ;o)

2 mai 2013

Voyage en Corse - Part3 - A la découverte de l'Ouest Corse

Après avoir bien déjeuné sur le port de Calvi, les entrées maritimes du début d'après midi se sont dissipées. Tout cela nous motive pour aller voler ; partir découvrir - en vol - l'Ouest de la Corse.
En plus, c'est à mon tour de piloter. ;o)

Ma branche aujourd'hui me conduira de Calvi LFKC à Propriano LFKO en passant par Ajaccio LFKJ, pour de près d'une d'une heure.


Afin de pouvoir rejoindre l'aérodrome, nous sommes emmenés par Cédric, un taxi super sympa qui sera notre chauffeur attitré ici à Calvi. Il nous a tout débrouillé : véhicule supplémentaire, planning de transport. Le clou du spectacle : c'est qu'il a son CPL(H) !!!


Une fois à l'aéroport de Calvi, il faut pouvoir rejoindre les DR400. Pour cela, il faut d'abord : payer les taxes en cours, passer la sécurité et prendre un minibus (30min...) !
Pendant que Patrick fait sa prévol sur le Kilo-Golf, un Airbus d'Air France remonte la 36.


A mon tour, je roule pour le point d'arrêt Alpha de la 36. Il fait assez brumeux dans les reliefs, nous décidons de descendre la côte Ouest vers Propriano, et remettons donc Corte à plus tard.


En montée initiale vers le point Whisky, la vue est imprenable sur la citadelle.


Pour mon équipage, dans le JL, notre objectif du séjour était : pas de shopping, pas de visite, juste voler, voler et voler !


En descendant sur Ajaccio, nous croisons la zone protégée de Punta Rossa, à partir de laquelle nous passons avec le SIV d'Ajaccio sur 119.82.


La côte est magnifique, on se régale !  Plus tard, nous passons les Calanques de Piana.


Dès lors, Benjamin et Julien me préparent une petite surprise ... Au lieu de partir directement sur Propriano, nous allons faire une présentation à Ajaccio ; en s'intégrant par le col !
Donc, après NW, cap au 135 pour rejoindre le point de report NWA.


Cette approche est fantastique ! Elle nous permet de passer entre les montagnes, au ras du sol, avec une vue de fou sur la ville d'Ajaccio, puis de contourner une colline afin de se présenter en finale sur la 20.



Et là, encore un fait inhabituel : au lieu de faire un banal touché, nous allons faire un passage bas à 50 pieds du sol, à 250 km/h, sur toute la longueur de la piste ! Effet visuel garanti ! Même la tour a l'air de se pencher pour nous saluer !


J'en ai des frissons, c'était génial ! Merci à Benjamin de m'avoir donné l'opportunité de faire une telle manœuvre ...
A l'issue, nous montons à 1000ft et survolons le Sofitel, direction Sierra-Alpha.


L'intégration sur Propriano sera un peu plus Rock n'Roll ... En effet, un Pilatus est en train de larguer des parachutes et le pilote italien nous demandera quelques efforts de compréhension pour que l'on puisse savoir où il en est !
De plus, il y a un Para-moteur qui traverse la piste dans tous les sens à 700 pieds en dessous ... et dont la trajectoire de vol paraît plutôt 'aléatoire'.


Après passage verticale du terrain, je repère l'état de la piste et de la chaussette ; et me pose en 27.


C'est le moment de se détendre un petit peu et de repartir pour Calvi avant que le service de l'Aviation  Générale ne ferme. Antoine prendra alors les commandes pour le retour, qui va durer 50 minutes.


Au sol à Propriano, il fait très chaud et humide, de la buée se fixe rapidement sur la verrière.


En montée initiale, le golfe de Valinco nous offre des couleurs sublimes.


Chacune des plages du littoral de ces environs parait être sortie d'un catalogue de voyage de l'office du tourisme.


Les couleurs sont vives et nous font un bien fou à nous autres, pov' parisiens, qui côtoyons la grisaille depuis tant de mois déjà !


En chemin vers le Nord, nous traversons le Golfe d'Ajaccio en direction des îles Sanguinaires, le point de report W de la zone.


Après cela, Antoine aura lui aussi droit à son petit cadeau du jour : pratiquer le vol en patrouille ! Ça me rappelle mon voyage à Quiberon l'année dernière ... J'avais adoré !

Notre terrain de jeu sera le Golfe de Sagone. Merci à l'autre équipage, et surtout à Grégory pour m'avoir fourni d'aussi belles photos de notre appareil en patrouille.



Toute bonne chose ayant une fin, la patrouille est dissoute par le controleur  alors que nous passons travers de la citadelle de Calvi.


Pour une fois, nous acceptons une intégration semi-directe en 18, vu que les vents sont faibles.


Le soleil se couche sur les montagnes entourant le terrain. Il ne va pas tarder à faire nuit.


Quelle journée de dingue encore aujourd'hui ! En plus, tous les 3 pilotes ont eu quelque chose de spécial : Julien la traversée, Antoine la patrouille et moi le passage bas...

Nous retrouvons notre taxi Cédric et allons célébrer notre premier jour de vol en Corse dans un restaurant typique et délicieux : A Piazzetta ! Je vous le recommande ... par contre, n'oubliez pas de réserver ! Vous verrez, le personnel est charmant et hautement qualifié ; en effet, l'un des serveurs a son CPL (A) !!! Quand j'vous l'dis :o)



Voici la vidéo des vols de l'après midi.


Dans le prochain post, vous découvrirez nos vols magnifiques sur le Sud de la Corse. Ne quittez pas ! ;o)