13 août 2012

Prise en main Cessna 172R chez Av'AIRon club

En visite annuelle de mes beaux-parents à côté de Rodez, dans l'Aveyron, je suis allé voir à LFCR, l'aéroport international local, s'il y avait des clubs qui pourraient me lâcher sur une de leur machine pour voler un peu dans cette magnifique région.
En plus, le temps est magnifique et il fait presque 38°C, ce qui change bien du mois catastrophique que nous avons eu sur Paris en juillet !


Au niveau commercial, l'aéroport dessert à l'international Londres, Dublin, Bruxelles et Porto et, en France, Paris et Lyon. Air France et Ryanair se partagent le gâteau.





Au niveau amateur, il y a deux aéroclubs sur place : un qui possède des Robin et l'autre des Cessna. Je me suis dit alors que je pouvais joindre l'utile à l'agréable en commençant une formation sur Cessna.
J'ai donc choisi Av'AIRon club où j'ai été très bien accueilli par Michel, l'instructeur du club qui ne compte plus ses heures d'instruction (>2000h !).


N'étant là que pour la semaine, je décide de me former directement sur le Cessna 172R de 180ch à injection sans passer par la case Cessna 152. C'est un appareil loué à l'aéroclub des aéroports de Paris.
Il très bien équipé puisqu'il a servi à faire de l'IFR auparavant. Il a notamment un ADF, 2 VOR, 2 bloc radios et un PA gérant la stabilisation du roulis (ROLL) et le maintien d'un cap (HDG).


Le but de la session de vol d'aujourd'hui sera d'appréhender la machine avec ses nouvelles fonctionnalités et paramètres et de visualiser en vol les points de report VFR autour de la zone D.


Au niveau des vitesses, on reste proche des performances d'un Robin DR180, sauf que là, on est en noeuds !

Vitesse de rotation : 55 kt / montée standard : 70 kt / approche : 80kt / croisière : 110kt / finale : 75kt / touché : 65kt.

Le Cessna a quand même quelques avantages non-négligeables sur le Robin :

  • autonomie de 5h30, soit plus d'une heure supplémentaire ce qui augmente considérablement sa distance franchissable.
  • le moteur est à injection, il ne givre donc pas : du coup, exit les 'pompe électrique' et 'réchauffe-carbu' !
  • la portance due aux ailes plus importantes et aux volets fowler est considérablement augmentée, on passe d'une finesse de 10 pour un Robin à 16 pour un Cessna !
  • la cabine intérieure est largement mieux insonorisée et il est tout à fait possible pour un passager de faire un vol sans casque. Elle est aussi plus confortable pour les 'gros' gabarits !
  • du fait des ailes hautes, on ne ressent pas d'effet de sol au décollage, et encore moins à l'atterrissage.

Par contre, j'ai été un peu déçu ou déconcerté par les points suivants :

  • on change complètement de système de mesure, on passe des litres en gallons US (x4), des km/h en noeuds (x0.5), des degrés Celsius en degrés Fahrenheit  (alors .. pour faire simple : pour convertir en degrés Celsius une température donnée en degrés Fahrenheit, il suffit de soustraire 32, de multiplier le résultat par 5 et de diviser par 9 le nombre ainsi obtenu !!!).
  • les ailes hautes procurent moins de visibilité en virage et pour les check sécurité
  • le volant, même s'il permet un pilotage plus souple qu'un manche, cache une grosse partie du tableau de bord inférieur
  • quand il fait chaud, seule l'ouverture des petites fenêtres permet d'apporter de l'air raisonnablement à condition de garder le coude en dehors de la cellule
  • l'injection du moteur oblige à constamment surveiller la température du moteur via l'indicateur EGT (Exhaust Gaz Temperature) en jouant sur l'alimentation en essence via la mixture
  • l'accès aux réservoirs de chaque aile n'est pas très pratique pour faire le plein, il faut une échelle et prendre un certain coup de main pour que le surplus d'essence ne coule pas le long du bord d'attaque


Maintenant, place à la prévol, puis au vol. Je suis tout excité, comme si je venais de m'acheter un nouveau jouet ;o)


Je prends place à l'avant gauche, Michel à droite, très calme et très pédagogue.


Mise en route du moteur, la cabine isole très bien le bruit, j'en oublierai de mettre mon casque. Alignement, décollage, on rentre les volets, et ... l'avion pique du nez !
C'est dingue comment je dois tirer sur le volant pour maintenir mon plan de montée ! Je compense avec la grosse molette -- elle doit faire 20cm de diamètre ; ça change !

Et puis le vol se déroule correctement, le Cessna est très stable et doux à piloter. On repère les points de report VFR autour de Rodez et sa cathédrale.


A la fin du parcours, je me reporte vent arrière pour la 13.


Bien aligné, et à l'aide du Papi, je pose tout doucement. Quel plaisir ce vol !


Je suis très content de mon après-midi.
Je me rends compte de l'importance de prendre des heures d'instruction quand on passe à une nouvelle machine tant les modèles et comportement de vol peuvent être différents.
Pour le reste, niveau instrumentation et radio, pas de soucis, cela reste conforme à mes habitudes.

Demain, on fera un vol local et on en profitera pour faire de la mania.

4 commentaires:

  1. Ah ! la découverte des avions américains ! faits pour bouffer des milles !
    Pour moi, je ne décroche plus du nouveau PA 28 180 cv du club; un pur plaisir pour les gros gabarits !
    Je garde les robin pour le local.

    RépondreSupprimer
  2. J'adore l'appellation International de l'aéroport de Rodez!! Lol... Superbe les photos..La convertion de F° en C° me fait penser aux Chiffres et des Lettres:)..

    RépondreSupprimer
  3. Superbe article, bravo à toi ! :-D

    RépondreSupprimer
  4. Je n'ai jamais testé les robin mais c'est vrai que le C172 est très agréable à piloter !

    Bon vol ;-)

    RépondreSupprimer